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Hanoukkah
חנוכה
Littéralement, inauguration, dédicace (du Temple).
C'est une fête rabbinique et non biblique. Il n'y a pas interdiction de faire tout ouvrage. Il faut comprendre les fêtes chômées comme des mises en retrait.
Certaines fêtes rabbiniques sont très fêtées, c'est le cas de Hanoukkah et de Pourim. Ce sont des fêtes de joie alors qu'on a évité le pire. Hanoukkah est une fête du souvenir. Dans le Talmud, on ne parle pas des batailles des Maccabées, ni de l'aspect historique de l'événement. Cette fête n'a pas de support textuel juif. Le seul texte est celui de la Bible chrétienne, les principaux événements qu'elle commémore sont relatés dans le premier livre des Macchabées. Il y a eu une occultation des événements historiques, mais on ne sait pas bien pourquoi. Peut-être parce qu'au moment où il y a eu la codification des fêtes, les Juifs étaient sous domination romaine, c'est-à-dire dans une situation analogue et donc douloureuse. Il y avait peut-être assez peu de sympathie pour cette fête car l'indépendance n'avait duré qu'un siècle.
Cette fête évoque à la fois une reconstruction nationale en Terre Sainte et une renaissance spirituelle. Elle commémore la victoire des Macchabées dans leur lutte contre l'occupation et la politique d'hellénisation forcée qu'Antiochus Epiphane fit peser sur la Terre Sainte.
L'autel fut souillé par le roi de Syrie, Antiochus Epiphane qui ordonna qu'y soient offerts des sacrifices aux dieux païens. Après trois ans de combats, les Macchabées, sous la direction de Judah Macchabée, démolirent l'autel souillé et en édifièrent un nouveau.
Selon la tradition talmudique, pendant la purification du Temple, on découvrit un flacon d'huile sainte servant à alimenter le chandelier (la menorah). Bien qu'elle ne fût suffisante que pour une seule journée, cette huile brûla pendant huit jours. C'est pourquoi on institua une fête de huit jours destinée à commémorer ce miracle.
Chaque soir on procède à l'allumage de la lampe de
Hanoukkah (hanoukkiah), raison pour laquelle on appelle aussi cette fête « fête des lumières ».
L'allumage a lieu à la tombée de la nuit, sauf le vendredi soir où les lumières de Hanoukkah doivent être allumées avant celles de Shabbat, soit environ une demi-heure avant le coucher du soleil. Les bougies doivent brûler au moins trente minutes et être placées dans un endroit bien visible.
La coutume veut que l'on allume une lumière le premier soir, deux le deuxième soir et ainsi de suite jusqu'à huit le huitième soir en commençant toujours par la gauche vers la droite. On se sert d'une neuvième bougie pour allumer les autres que l'on appelle le shamash (lumière auxiliaire).
Il s'agit essentiellement d'une cérémonie domestique, mais les bougies sont également allumées à la synagogue. A cette occasion les enfants reçoivent des cadeaux et des fêtes sont organisées avec des chants et des jeux.
Il y a un jouet typique de Hanoukkah : c'est la toupie (sevivon). Cette toupie n'est pas n'importe comment : elle comporte quatre faces avec les lettres noun, gimel, héh, shin, qui sont les
initiales de l'expression nes gadol hayah sham : « il y eut là un grand miracle là-bas », là-bas étant Israël. On fait tourner la toupie, et en s'arrêtant, la lettre qui apparaît
indique si on a gagné ou perdu.
Depuis la renaissance d'Israël, le « Shin » de la toupie est changé en « Pé » (initiale du mot po = ici) car les Israéliens disent, bien entendu, « qu'un grand miracle a eu lieu ici ».
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